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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/259

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180. Ils ne (sauraient) plus jouir de cette terre, ni des femmes, ni des chants (de leurs panégyristes), ni de la musique, (puisqu’ils sont morts). Les Dhritarâshtrides n’ont pas écouté les conseils de leurs ministres, de leurs amis et de ceux qui avaient entendu (réciter les saintes écritures).

181. (En refusant, à la fin de notre exil, de nous restituer notre royaume), ils n’ont pas su rendre le bien des autres, ni teurs terres, ni les revenus de leurs possessions. (Douryodhana), dévoré de colère contre nous, a cherché son plaisir dans les choses qui nous appartenaient (légitimement).

182. En voyant l’accroissement de notre (fortune), il devint pâle (de jalousie), maigre et sans couleur. Renseigné par le Soubalide, le roi Dhritarâshtra,

183. Par suite de l’ambition paternelle qu’il éprouvait pour son fils, approuva les fautes de ce dernier. En n’ayant pas égard (aux observations) de Vidoura et du fils de la Gangâ à la grande intelligence,

184. Et en ne réprimant pas (les instincts) impurs et cupides de son fils, qui s’abandonnait à ses penchants et à ses désirs, il n’y a aucun doute que le roi n’ait causé sa perte et la mienne.

185. Ce Souyodhana, après avoir fait tuer ses frères utérins, et plongé ces deux vieillards, (son père et sa mère), dans des peines cuisantes, (a vu) sa gloire brillante détruite.

186. Enflammé de haine contre nous, il forma toujours de mauvais desseins. Car, quel parent de noble race, parlerait à l'égard de parents à qui il veut du bien,

187. Comme, dans son désir de combattre, il parlait (de