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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/258

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Quand ils seront grands et en possession de leurs forces, nous rendront-ils heureuses, dans ce monde et dans l’autre ? » Voilà, pour elles, le commencement de peines qui se terminent sans aucun résultat,

173. Lorsque leurs fils, (encore) jeunes, porteurs de brillantes boucles d’oreilles, tués sans avoir goûté les jouissances de la terre et sans avoir payé leur dette

174. À leurs pères et aux dieux, sont allés au séjour (d’Yama) fils de Vivasvant ; quand leurs parents commençaient à se complaire

175. Dans leur force et leur beauté (déjà) formées, c’est alors même que sont tués ces protecteurs des hommes, enclins au plaisir et à la colère, à l’envie et à la joie !

176. Jamais ils ne jouiront (plus) d’aucun des avantages de leur naissance ! Certes, ceux des Pâñcâlas et des Kourouides qui ont péri, sont bien tués,

177. Si chacun (d’entre eux n’obtient pas), par ses propres œuvres, de contempler les mondes supérieurs ! On nous considère comme la seule cause de la destruction de ce monde.

178. Tout cela, (cependant), doit retomber sur les fils de Dhritarâshtra. (Douryodhana) a toujours été habile en méchancetés. Il nous a haïs et a eu l’esprit porté à la fraude.

179. Sans motif, il s’est toujours tourné contre nous, qui ne lui causions aucun tort. Nous n’avons, pas plus que les (Dhritarâshtrides), obtenu (la satisfaction) de nos désirs ; pas plus qu’eux, nous n’avons remporté la victoire, (puisque notre camp est détruit, et que nos amis sont morts).