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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/25

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121. Je vais maintenant vous dire, à tous les deux, la pensée que (notre) malheur a fait naître (dans mon esprit), et qui est susceptible d’apaiser mes chagrins.

122. Prajâpati ayant créé les êtres et leur ayant accordé la faculté d’agir, attribua à chaque caste une qualité maîtresse.

123. Au brahmane, le véda (la science sacrée) ; c’est ce qu’il y a de mieux ; au kshatriya, la plus grande énergie ; au vaiçya, la diligence ; et la soumission pour toutes les (autres) castes fut imposée au çoûdra.

124. Le brahmane, qui n’a pas dompté ses sens (par l’ascétisme), n’est pas vertueux, (car il manque au premier des préceptes des védas). Un kshatriya sans énergie est vil, et on critique un vaiçya inactif et un çoûdra indocile.

125. Né dans la plus noble des races, celle des brahmanes, j’ai dû malheureusement suivre la loi des kshatriyas.

126. Ayant connu les devoirs du kshatriya, si je m’applique (maintenant) à ceux du brahmane, en accomplissant la très grande œuvre (du pardon à nos ennemis), on ne trouvera pas que ce soit bien de ma part.

127. Porteur, dans les combats, d’un arc divin et d’armes divines, après avoir vu tuer mon père, que diraije dans l’assemblée ?

128. Aujourd’hui, me renfermant dans le devoir des kshatriyas, je suivrai à mon gré la voie (tracée) par le roi et par mon magnanime père.

129. Aujourd’hui, les Pâñcâlas victorieux dormiront avec une joyeuse confiance, après avoir dételé leurs chars et détaché leurs cuirasses,

130. Fatigués et brisés par les efforts (qu’ils ont faits),