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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/238

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m'a raconté que cet enfant, doué de toutes les qualités, était un fils (qu’elle avait eu) du Soleil, et que, jadis, elle avait abandonné sur les eaux .

23. Après l’avoir mis dans un panier, elle confia au courant de la Gangâ celui que le monde appela (plus tard) fils du cocher et fils de Râdhâ.

24. C’était le fils aîné de Kountî, notre frère maternel. Dans mon grand désir d’obtenir la royauté, j’ai fait tuer mon frère sans le connaître !

25. Cette idée me brûle les membres, comme le feu consume un tampon de coton. Le Prithide aux chevaux blancs ne connut pas ce frère,

26. Pas plus que moi, ni Bhîma, ni les deux jumeaux. Mais cet (homme) aux beaux vœux nous a connus (pour ce que nous étions). Nous avons entendu dire que Prithâ alla vers lui,

27. Désirant notre repos, et qu’elle lui dit : « Toi (aussi) tu es mon fils. (Mets-toi du coté de tes frères, ou reste neutre) », et que ce magnanime ne se rendit pas à ses désirs.

28. Nous avons appris ensuite qu’il adressa ces mots à sa mère : « Je ne puis pas, en vérité, abandonner le roi Douryodhana (sur le point d’aller) au combat.

29. Cela ne serait pas loyal de ma part ; (ce serait) une méchanceté et une ingratitude, si, suivant ton désir, je m’unissais à Youdhishthira.

30. Les hommes penseraient de moi : « Il a redouté (d’ affronter) dans les combats, le (guerrier aux coursiers blancs. Quand j’aurai vaincu dans la bataille Vijaya (Arjouna), accompagné de Keçava,

31. Je m’unirai avec Dharmapoutra. » Telles furent