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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/200

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610. Invincible pour ses ennemis, comme Maghavat pour les siens, pareil au feu qui mettra fin au monde, inébranlable comme l’Himalaya,

611. Ce héros, ô Madhavide, après avoir été le protecteur des Dhritarâshtrides, a perdu la vie et git à terre comme un arbre abattu par le vent.

612. Vois, pleurant et se lamentant tristement, réponse de Karna, la mère de Vrishasena, tombée à terre.

613 « Maintenant, dit-elle, la malédiction du précepteur s’est accomplie, puisque la terre a englouti ta roue, et qu’ensuite Dhanañjaya t’a, d’une flèche, enlevé la tête. »

614. Hélas ! Hélas ! Malheur ! La mère de Soushena est tombée, privée de sentiment, à la vue du joyeux Karna, aux grands bras, porteur d’une ceinture d’or.

615. Il n’y a plus que quelques restes du magnanime, dont le corps est en proie aux carnassiers qui s’en repaissent. Nous ne verrons plus celui qui faisait notre joie ! (il a paru) comme la lune au quatorzième jour de sa période noire !

616. Tombée à terre, (l’épouse du héros) s’est relevée, et embrassant Karna, elle pousse de grands cris, que lui arrache la douleur de la mort de ses fils.