Ouvrir le menu principal

Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/195

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.




CHAPITRE XX


DISCOURS DE GÂNDHÂRÎ (Suite)


Argument : Gândhâri fait mention d’Abhimamyou et de la douleur de sa femme. Elle signale ensuite Virâta, Outtara. Soudakshina. le prince de Kamboja et Lakshmana.


568. Gândhârî dit : Ô Keçava, celui que l’on a dit posséder une fois et demie la force et l'héroisme, tant de son père que de toi, ô Dâçârhien, qui était puissant comme un orgueilleux lion,

569. Qui, seul, brisa l’armée, difficile à vaincre, de mon fils, est tombé lui-même au pouvoir de la mort, après avoir causé la mort des autres.

570. À ce que je vois, ô Krishna, la splendeur de cet Abhimanyou à l’éclat démesuré, fils de Krishna (Arjouna), ne s’est pas évanouie, même après son trépas.

571. Cette irréprochable fille de Viràta, bru de l’archer porteur de Gândiva, en voyant (le cadavre) du jeune héros son époux, pleure de douleur.

572. Ô Krishna, cette épouse, fille de Virâta, s’étant approchée de son époux, l’essuie avec la main.

573. Ayant embrassé la face, pareille à un lotus épanoui, (supportée par) un cou (ayant trois plis comme) une conque, de ce fils de Soubhadrâ, la vertueuse

574. Et belle jeune femme, à l’aspect charmant, qui