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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/192

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CHAPITRE XIX


DISCOURS DE GÂNDHÂRÎ (Suite)


Argument : Gândhârî rappelle les circonstances relatives à Vikarna, Dourmoukha, Citrasena, Vivimçati, Doussaha.


547. Gândhârî dit : Ô Madhavide, voici mon fils Vikarna, estimé des sages. Tué et brisé en cent morceaux par Bhîmasena, il repose à terre.

548. Ô meurtrier de Madhou, Vikarna, tué, repose au milieu des éléphants (morts), pareil à l’astre des nuits entouré de nuages noirs, en automne.

549. Sa large main, rendue calleuse à force de tirer (la corde de) l’arc, et munie d’un gant protecteur, n’est déchirée qu’avec peine par les vautours désireux de s’en repaître.

550. Sa jeune épouse, appliquée à l’ascétisme, s’efforce sans cesse, mais sans succès, d’écarter ces vautours, avides de la proie qu’ils convoitent.

551. Ô taureau des hommes, le jeune et beau héros Vikarna, plongé (jadis) dans les plaisirs dont il était digne, repose (maintenant) dans la poussière, ô Madhavide.

552. La beauté, même en ce moment, n’a pas abandonné (le corps de) cet excellent Bharatide, (quoiqu’il ait eu), dans le combat, les parties vitales offensées par des nâlikas à oreilles et par des nârâcas.