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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/174

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(guerriers) à la vaste poitrine s’approchèrent de leur mère Prithâ, qui avait engendré tant de héros. Plongée dans les soucis à cause de ses fils, en les apercevant après une longue (séparation), elle se couvrit la figure avec son vêtement et versa (d’abondantes) larmes. Puis Prithâ, après avoir pleuré avec ses fils,

416, 417. S’aperçut qu’ils avaient été blessés de beaucoup de manières, par une multitude d’armes (différentes). Les touchant les uns après les autres, et à plusieurs reprises, elle répandit de (nouvelles) larmes, (que lui arrachait) la douleur dont elle était atteinte. Puis elle considère la Pâñcâlienne Draupadî, dont les fils étaient tués, et qui pleurait, étendue à terre.

418. Draupadî prononça ces mots : « Que sont devenus ces nobles enfants, ainsi (qu’Abhimanyou) fils de Soubhadrâ ? (Pourquoi) ne s’approchent-ils pas de toi, qu’ils n’ont pas vue depuis longtemps, ô (grande) ascète ?

419. Privée de mes enfants, que ferai-je de la royauté ? » Prithâ aux grands yeux lui adressa alors des paroles de consolation.

420. Après avoir relevé la Yajnasénienne (Draupadî), en proie au chagrin, qui versait (d’abondantes) larmes, ô roi, accompagnée par elle et suivie de ses fils,

421. Elle s’approcha, plus triste qu’elle, de la triste Gândhârî. Mais Gândhârî parla en ces termes à cette glorieuse (femme) et à sa belle fille :

422. « Ô ma fille, ne sois pas ainsi. Le chagrin t’accable, mais vois comme je suis affligée moi-même. Je pense que ce combat, (où tant de gens ont succombé), est le résultat des vicissitudes du destin.

423. (Cette ruine), qui fait hérisser le poil (d’horreur),