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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/156

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284. Triste, entouré de ces milliers de femmes en pleurs, le roi se hâta de quitter la ville (pour se diriger) vers le champ de bataille.

285. Tous les artisans, marchands, vaicyas, vivant de leur travail, sortirent de la ville, ayant le prince à leur tête.

286. Un grand bruit, faisant trembler le monde, fut produit par ces femmes qui, dans leur douleur, se lamentaient sur la destruction des Kourouides,

287. (Bruit) pareil à celui qui est produit au moment de la fin d’un youga, (par les cris) des créatures qui se consument. Les êtres (aussi) conçurent cette pensée : « L’anéantissement serait-il arrivé ? »

288. Les citoyens, dont le cœur était extrêmement affligé de la ruine des Kourouides, auxquels ils étaient fidèlement attachés, poussèrent de grands cris, ô puissant roi.