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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/144

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186. Le fait de se dompter (soi-même), le renoncement, et l’application sont les trois chevaux de la science sacrée (brahman). Celui qui, monté sur le char de son esprit, le dirige avec les rênes des (bonnes) habitudes,

187. Ayant abandonné la crainte de la mort, s’achemine vers le monde de Brahma. Celui qui, ô maître de la terre, laisse tous les êtres en sécurité,

188, 189. Celui-là va au séjour suprême de Vishnou, (ce qui est) la félicité la plus grande. Ce résultat, qu’il obtient en délivrant les êtres de la crainte (du mal qu’il pourrait leur faire), l’homme ne l’obtiendrait pas par des milliers de sacrifices, et par des jeûnes continus. Certes, les êtres n’ont rien de plus cher qu’eux-mêmes.

190. La mort est redoutée de toutes les créatures, ô Bharatide. Le sage doit donc avoir compassion de tous les êtres.

191. Ceux qui sont sans intelligence, dont la vue n’est pas perçante, (qui sont) en proie aux diverses erreurs, couverts et enveloppés du filet de leurs pensées (peu sages), s’égarent de côté et d’autre.

192. Ô roi, ceux dont la vue est pénétrante, vont vers l’éternel Brahma.