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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/133

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CHAPITRE IV


SUITE DU PRÉCÉDENT


Argument : Suite du discours de Vidoura.


104. Dhritarâshtra dit : « Ô le plus éloquent des hommes, comment peut-on connaître le gouffre de la transmigration ? Je désire rapprendre. Dis-moi ce qu’il en est réellement ; je (te le) demande. »

105. Vidoura dit : (Tu vas) être renseigné sur tout ce qui concerne les êtres, à partir de leur naissance. Tout d’abord, il y a quelque chose, (l’âme), au milieu des éléments confus (qui se trouvent dans le sein de la mère).

106. Puis, le cinquième mois étant passé, (l’âme) a façonné (le corps) sa demeure. Quand ce fœtus a tous ses membres complets, il nait.

107. Il réside au milieu de l’impureté, dans une enveloppe de chair et de sang. Puis, les pieds en haut, et la tête en bas, par la force des esprits vitaux,

108. Étant arrivé à l’orifice de la matrice, par suite des contractions de cet (organe), il rencontre les nombreuses peines de la vie, suivi par ses œuvres antérieures.

109. Délivré de cette (phase) de la transmigration, il aperçoit d’autres maux. Les grahas (démons qui personnifient les peines de la vie) s’approchent de lui, comme les (chiens) fils de Saramâ s’approchent d’une proie.