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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/130

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CHAPITRE III


SUITE DU PRÉCÉDENT


Argument : Suite du discours de Vidoura.


84. Dhritarâshtra dit : « Ô grand sage, (tes) bonnes paroles ont fait disparaître le chagrin qui me consumait, mais je désire entendre encore (tes) discours conformes à la vérité.

85. Comment les sages se délivrent-ils des peines mentales, en évitant, (à la fois), ce qui plaît et ce qui déplaît ? »

86. Vidoura dit : À partir du moment, quel qu’il soit, où il s’est détaché des peines et des plaisirs de son intelligence, et où il a réprimé (les sensations qu’il en peut ressentir), le sage obtient l’apaisement.

87. Ô taureau des hommes, cet (univers) n’est pas considéré comme éternel. Le monde est semblable au kadali (musa sapientium, arbre qui n’a pas de moelle). Son essence (réelle) n’est pas connue.

88. Puisque les sages et les fous, les riches et les pauvres, quand ils ont atteint le cimetière, (y) dorment tous, délivrés de soucis,

89, 90. Avec des membres décharnés, (où il ne reste) guère que des os liés par des tendons, comment les autres hommes, considérés isolément, (pourraient-ils) apercevoir entre eux une différence, distinctive de leur