Ouvrir le menu principal

Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/104

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


aux puissants bras appelé Parikshit, sera roi des Kourouides. Il régnera sous tes yeux, ô insensé. Je ferai revivre ce (prince), brûlé par l’ardeur et le feu de ton astra.

738. Ô le plus vil des hommes, vois la force de mon ascétisme, et de la vérité (à laquelle je m’applique). »

739. Vyâsa dit : « Sans respect pour nos (ordres), tu as commis une action cruelle ; quoique tu sois un brahmane,

740. Tu as adopté la loi des kshatriyas. Pour ces motifs, la parole que le fils de Devakî a prononcée, s’accomplira pour toi sans aucun doute. »

741. Açvatthâman répondit : « Grâce à toi, ô brahmane, j’habiterai toujours parmi les hommes. Que la parole de cet adorable, qui est le plus grand des mortels, s’accomplisse. »

742. Vaiçampâyana dit : Le fils de Drona, plein de tristesse, après avoir donné le joyau aux magnanimes, se dirigea sous leurs yeux vers la forêt.

743. Et les fils de Pândou, dont les ennemis étaient détruits, ayant mis à leur tête Govinda, Krishnadvaipâyana et le grand mouni Nârada,

744. Et pris le joyau que le fils de Drona (avait apporté avec lui) en naissant, se hâtèrent de retourner vers la sage Draupadî, qui se laissait mourir de faim (en observant le vœu de prâya).

745. Vaiçampâyana dit : Alors ces tigres des hommes, avec leurs chevaux rapides comme le vent, retournèrent au camp avec le Dâçârhien.

746. Ces grands guerriers, s’étant hâtés de descendre des deux chars, aperçurent la triste Krishnâ Draupadî. Eux-mêmes, plus affligés (qu’elle),