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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol1.djvu/341

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CHAPITRE LI


LÉGENDES SARASVATIENNES


Argument : Légende de Dévala Asita. Jaighishavya vient habiter chez lui sans lui adresser la parole. Étonnement de Dévala. Il va se baigner dans la mer et trouve son hôte qui l’avait précédé. Il rentre chez lui et trouve encore son hôte. Réflexions de Dévala. Il traverse les airs et voit Jaighishavya dans les divers mondes. Les Siddhas lui disent que ce mouni, qu’il a perdu de vue, est au séjour de Brahma, où, lui, ne saurait parvenir. Rentré chez lui il retrouve son hôte et le prie de lui enseigner la voie de la délivrance finale. Ses hésitations. Sa décision définitive. Louanges données par les dieux à Jaighishavya. Bala se baigne dans ce tîrtha puis se dirige vers celui de Soma.


2854. Vaiçampâyana dit : Dans ce tîrtha même, Dévala Asita, l’ascète à l’âme vertueuse, s’astreignant aux devoirs de maître de maison, demeura jadis.

2855. Pur, (ayant ses sens) domptés, paisible, doué d’un grand ascétisme, ayant constamment ses devoirs devant les yeux, agissant, parlant et pensant de la même manière à l’égard de toutes les créatures,

2856. Ne s’abandonnant pas à la colère, ô grand roi, indifférent au blâme et à la louange, ne faisant pas attention (à ce qui pouvait lui être) agréable ou désagréable, regardant tout d’un œil égal, comme Yama,

2857. Doué d’un grand ascétisme, ayant la même considération pour (les objets) d’or et pour ceux d’argile, il