Page:Ball - La folie érotique, 1893.djvu/92

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
95
NYMPHOMANIE

avait toujours détesté les personnes de son sexe.

À midi, on la trouva la face contre terre, les cheveux hérissés.

Plus tard, elle était assise sur une chaise, le visage rouge, les yeux étincelants ; le pouls battait inégalement et avec fréquence ; l’hypogastre était légèrement gonflé et douloureux. Pour réponse aux questions qu’on lui adressait, elle jeta au visage des assistants une tasse pleine de limonade.

Une demi-heure après, elle pousse un grand cri, puis récite la troisième strophe de l’Ode à Priape.

En ma présence, dit le médecin, elle se précipita sur son gardien, l’engageant, dans les termes les plus expressifs, à satisfaire de suite l’ardeur qui la consumait, menaçant, en cas de refus, de lui arracher la vie. »