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Page:Ball - La folie érotique, 1893.djvu/37

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L’ÉROTOMANIE

sations qui se rapportent à l'objet de ses désirs, il invente des moyens machiavéliques pour s’emparer d’elle. Elle est prise de terreur, elle divague, elle délire et c’est ainsi qu’elle est amenée à Sainte-Anne ; à l’asile même, les obsessions de cet ordre continuent à se produire avec des hallucinations incessantes.

Il va sans dire que ces hallucinations portent souvent les malades à des actes absolument répréhensibles et peuvent les rendre très dangereux.

Les hallucinations de la vue sont beaucoup moins fréquentes ; celles du sens génital sont beaucoup plus communes, surtout chez la femme, qui, comme on le sait, est particulièrement sujette à ce genre d’aberrations sensorielles.

Aux conceptions délirantes que nous venons d’énumérer se joignent souvent des