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Page:Ball - La folie érotique, 1893.djvu/31

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L’ÉROTOMANIE


Un jour le malade rencontre son idéal et dès lors la cristallisation s’accomplit : fait curieux, il s’adresse toujours à une personne d’un rang plus élevé que le sien. Ce sont des grandes dames, des princesses, des reines, qui reçoivent des hommages extraordinaires. Elles ont eu des milliers d’amoureux, tantôt discrets, tantôt entreprenants jusqu’au délire.

Tout le monde connaît l’histoire de ce malheureux page de Marie Stuart, que l’on trouva deux fois dans la chambre à coucher de la reine, caché sous son lit. La seconde fois, il paya de sa vie son admiration imprudente. En montant sur l’échafaud, il ne dit que ces mots : « Ô cruelle dame ! »

Si les reines ont eu des adorateurs, il est une reine placée au-dessus de toutes les autres et qui a eu aussi plus d’adorateurs