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Page:Ball - La folie érotique, 1893.djvu/150

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LES INTERVERTIS

Les intervertis peuvent appartenir à l’un et à l’autre sexe, mais cette perversion est beaucoup plus fréquente chez l’homme que chez la femme.

Les sujets de cette espèce ont souvent un beau développement physique, ils sont grands, forts, bruns ; le système pileux est bien développé, la force musculaire considérable, les organes génitaux bien constitués. On prétend que chez eux les manifestations de l’appétit sexuel sont précoces, on assure qu’ils aiment la toilette, qu’ils sont très soigneux de leur personne, épilent minutieusement leurs joues, portent des bagues, ont des allures théâtrales, se regardent fréquemment dans un miroir et parlent un langage plein d’affectation.

Mais ce qui constitue un caractère plus important, c’est qu’ils ne versent presque