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Page:Ball - La folie érotique, 1893.djvu/124

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LES SANGUINAIRES


Nous avons eu à la clinique de Sainte Anne, un épileptique d’une vigueur extraordinaire, qui, dans des conditions semblables, avait mangé le nez de sa maîtresse, déchirant les cartilages et brisant même à coups de dents les os propres du nez.


Mais ce sont là, direz-vous, de simples accidents, des explosions de fureur érotique.

Il n’en était pas ainsi dans le cas d’André Bichel, dont l’histoire à été rapportée par Feuerbach.

Cet homme, après avoir violé des jeunes filles, les assassinait et les coupait en morceaux. Il raconta lui-même devant le tribunal qui le jugeait le démembrement d’une de ses victimes, Catherina Seidel.

« Je lui ouvris la poitrine, dit-il, et avec un couteau je fendis les parties molles ;