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Page:Ball - La folie érotique, 1893.djvu/120

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LES SANGUINAIRES


Mais je dois néanmoins confesser que je fus induit à me retirer en mes terres de Retz par une certaine furieuse passion et convoitise que je sentais envers votre propre dauphin tellement que je faillis un jour l’occire, comme j’ai depuis occis un nombre de petits enfants par secrète tentation du diable.

Donc je vous conjure, très redouté Sire, de ne pas abandonner en ce péril votre très-humble chambellan et maréchal de France, lequel ne veut avoir la vie sauve que pour faire une belle expiation de ses méfaits sous la règle des Carmes. »


Condamné au bûcher par la Cour, il fut étranglé le jour même de son exécution avant d’être brûlé. C’est la seule grâce qui lui fut accordée. Or, le dauphin dont il s’agit régna plus tard sous le nom de