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est bien une école nouvelles.

La presse étrangère s’est aussi emparée du bruit fait autour de nous mais peu de journalistes étrangers nous ont compris. Seul, M. Xavier de Carvalho, rédacteur de la Provincia, a pu nous consacrer des chroniques qui ne péchaient ni par la connaissance du sujet ni surtout par l’esprit.

CONCLUSION

Il résulte de ce qu’on vient de lire que l’existence de l’école décadente ne saurait être mise en doute. Elle existe puisqu’on l’a combattue et quelle est sortie victorieuse de la lutte. Les noms de Verlaine, Ghil, Mallarmé, du Plessys etc., en sont une preuve irrévocable. Et non seulement nous avons des noms à mettre en avant, mais nous avons même aussi des œuvres. Qu’on lise les Fêtes Galantes, Amour et Parallèlement, le Traité du Verbe et Tout l’Œuvre de Maurice du Plessy qui va paraître prochainement, on se rendra compte pour peu qu’on s’y connaisse que cette littérature ne ressemble à aucune autre.

Seule la transition du Naturalisme à la littérature décadente est peut être un peu trop brusque. C’est plus qu’une évolution : c’est une révolution. La plupart des