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sigeant, la Nation, la France libre, la Liberté, l’Autorité, le Soleil, le National, le Petit journal, le Pays, le Siècle, le XIXe siècle, la République Française, la Paix, le Français, le Journal des Débats, le monde, l’Univers, la Croix, Lutèce, le Pilori, la Jeune Garde, le Tintamarre, etc., ainsi qu’une quantité de journaux de la province et de l’étranger ont contribué à donner à la littérature décadente le retentissement qu’elle méritait.

Presque toutes les revues ont aussi donné leur note moins bruyante dans ce grand concert de réclame. M. Charles Lanvière s’est surtout signalé par un article méchant paru dans la Revue Générale, qui était heureusement compensé par une parodie spirituelle d’un sonnet de M. René Ghil.

M. Charles Fuster, le jeune directeur de la Revue littéraire et artistique de Bordeaux, aujourd’hui à Paris, a aussi consacré quelques articles sur les Décadents qu’il a réunis dans son volume, les Essais de Critique. Mais il était trop éloigné de Paris et ne nous voyait que sous un faux jour : ses appréciations n’ont donc pas toute la justesse désirable.

M. Jules Lemaître, l’éminent critique de la Revue bleue, maintenant au Figaro, a parlé de nous à différentes reprises. Malheureusement, il cherche trop à faire de l’esprit et n’aperçoit pas ce qu’il y a de sérieux.

En un mot toute la presse nous a fait un accueil sympathique et, à part quelques scribes qui ne comptent pas, il y a eu unanimité à reconnaître que l’École décadente