Page:Baju - L’École décadente, 1887.djvu/29

Cette page a été validée par deux contributeurs.


journalistes parisiens n’avait été si bridante. Presque tous sont doublés de philosophes et de penseurs et ont à leur actif des œuvres d’un talent incontestables mais tous sont les dépositaires de cet esprit français et de cette vieille verve gauloise qui établissent notre supériorité sur le journalisme étranger.

Le Décadent à son apparition a concentré sur lui toute leur attention. Le premier qui a donné l’alarme est M. Édouard Grauce, rédacteur en chef du Journal de Saint-Denis, qui écrivit un article fulminant où il nous appelait de « petits vieux jeunes »

M. Édouard Norès de la Patrie s’est occupé de nous un des premiers dans ce journal, ainsi que M. Robert de la Sizeranne. M. Édouard Norès nous a témoigné sa sympathie jusqu’au Salon des Incohérents où il exposa un sonnet de couleurs encadré des titres de notre journal.

M. Sutter-Laumann de la Justice nous consacra aussi plusieurs feuilletons de ce journal où il ne nous ménageait guère les critiques les plus amènes.

MM. Jean Séméac du Voltaire, Chabriat du Figaro, Deschaumes de l’Évènement Mermeix et Clovis Hugues de la France, Georges Montorgueil du Paris Paul Alexis du Cri du peuple, Saulière de l’Estafette, Albert Dubrugeaud de l’Écho de Paris etc., nous ont consacré tour à tour des articles souvent ironiques pour la forme, mais au fond toujours spirituels et plein de sympathie.

Beaucoup d’autres journaux tels que le Matin, l’Intran-