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Chrétien et avec Péladan le dernier écrivain du Christianisme, il soutient cet antique édifice religieux qui s’écroule et que l’aurore du XXe siècle ne trouvera pas debout.

Destinée étrange que celle de cette religion, et qui me porte à croire qu’une sorte de fatalité plane au-dessus de Dieu même ! Tandis que les autres croyances meurent à défaut de voix, celle-ci, sur son déclin, a produit le plus colossal penseur de tous les siècles et de toutes les nations.

On éprouve je ne sais quel sentiment d’admiration à voir ce géant de la pensée s’acharner à la défense d’une idée à laquelle les étreintes de l’égoïsme contemporain ont communiqué les germes de la mort.

Jules Barbey d’Aurevilly n’est pas un décadent, loin de nous la pensée de l’accaparer ; mais il est avec Baudelaire le digne précurseur de ce mouvement de psychologie et de synthèse, lui, le psychologue profond dont le regard synthétique est capable d’embrasser la nature entière.

Il est bien l’écrivain unique de se siècle. À part Verlaine nul ne peut lui être comparé. Victor Hugo, qui passe pourtant pour un géant, n’est qu’un nain auprès de lui. Barbey s’élève autant au-dessus de Victor Hugo que celui-ci au-dessus du reste de l’humanité.

PAUL VERLAINE

Verlaine est le poète du Cœur.

Nul n’a rendu avec une grâce aussi infiniment suprême, à part les sentiments généraux perceptibles à tous, ces multiples et délicates émotions de l’âme, inappréciables pour la partie inculte de l’humanité. Ses vers, intimes et profonds,