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la psychologie de la race allemande

L’objectivité psychologique de la race allemande

III


Depuis le commencement de la guerre, les actes de cruauté, de débauche ignominieuse, de dégradation, auxquels se livrent les Allemands, ne cessent d’être pour un grand nombre de nos compatriotes l’objet d’un profond étonnement. Ils n’arrivent pas à comprendre comment des êtres, qui se prétendent civilisés, peuvent se comporter, avec tant de facilité, comme s’ils étaient encore des barbares.

En effet, la mentalité allemande, pour tous ceux qui n’avaient pas pris la peine de l’étudier avec quelque attention, et qui se fiaient simplement aux apparences, demeure complètement incompréhensible.

Un certain nombre de médecins de Paris n’ont pas oublié avec quelle précision je leur avais indiqué, avant la guerre, dans une de nos réunions confraternelles, le débordement d’instincts féroces et dépravés dont l’agression des Allemands nous donnerait le spectacle. Ils se souviennent également des protestations véhémentes que quelques-uns d’entre eux élevèrent contre mes renseignements.

Ils n’admettaient pas qu’on pût soupçonner la grande Allemagne d’être jamais coupable du massacre d’enfants, de femmes, de civils sans défense, de la destruction systématique des monuments, d’incendies volontaires, de pillages individuels de la part des supérieurs, d’attentats à la pudeur des femmes, de déportations, de toutes les violations du droit des gens, sans parler des actes aussi inexplicables que peuvent l’être les orgies innommables et la scatomanie des officiers de tout grade.

C’est qu’ils cédaient au défaut trop commun de prononcer des jugements sans les appuyer sur les éléments d’une documentation positive. Leurs illusions tenaient également à ce que, dans l’étude de questions qui relèvent uniquement de la psychologie objective, ils ne savaient pas se dégager de l’influence léthifère d’une éducation sentimentale.

Depuis lors, s’inclinant devant l’évidence des faits, ils ont spontanément reconnu la justesse de mes prévisions.


Le pédantisme. — À toutes les époques, comme l’a dit Montaigne, les pédants ont été l’objet du mépris des galants hommes.

Personnellement, je n’ai jamais entendu un Allemand faire une communication dans un congrès international sans me remémorer le vers fameux de Du Bellay :


Mais je hay par sur tout un savoir pédanfesque,


et cette impression était certainement partagée par la grande majorité des auditeurs étrangers.

Le pédantisme, c’est-à-dire l’affectation, l’étalage d’un savoir de compilation, l’expression des faits les plus simples avec une emphase dont la