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la psychologie de la race allemande

consommation, ne va pas sans comporter quelques retentissements sur sa constitution anatomique.

Les graisses de l’alimentation, lorsqu’elles sont absorbées en excès, se déposent dans les tissus en conservant le caractère des graisses ingérées.

De telle façon que l’embonpoint dont les Allemands tirent assez facilement vanité ne serait constitué que par un dépôt de graisse de porc.

Le physiologiste allemand J. Munck, auquel on doit cette démonstration, n’a pas songé un seul instant qu’elle pourrait exercer une influence sur le goût favori de ses compatriotes.

La voracité allemande a donné lieu, en Alsace-Lorraine, à de nombreux sujets de plaisanterie. Quand il arrivait, par extraordinaire, qu’un Allemand vînt prendre place à une table d’hôte, il était le point de mire de toute l’attention. C’est toujours dans un silence profond, à peine entrecoupé de rires dont l’Allemand ne soupçonnait pas la cause, que nos compatriotes annexés assistaient à ce spectacle de gloutonnerie.

Un industriel alsacien, ayant reçu à la campagne un acheteur allemand, dut le retenir à déjeuner. Ce convive fit preuve d’une voracité qui mit tout le monde en gaieté.

Au moment où il allait partir, les Alsaciens eurent l’idée plaisante de lui offrir, pour manger pendant son retour, tous les reliefs du festin. On fit alors un énorme cornet qu’il emporta en le serrant contre son cœur.

Les Sioux et les Peaux-Rouges des réserves américaines, quand ils sont invités dans une fête annuelle, chez les colons du voisinage, emportent tout ce qui reste du festin. Ils apportent, à cet effet, de grands sacs de cuir où ils entassent pêle-mêle la viande, le sucre, le sel, le pain, les fruits.

L’Allemand en question ne s’est jamais douté qu’il avait été, de la part des Alsaciens, victime d’une véritable mystification et qu’ils l’avaient traité comme ils eussent fait d’un Peau-Bouge.

Aux États-Unis, la grossièreté alimentaire des Allemands est bien connue. Un proverbe courant, dit :


Au marché, les Américains commencent par acheter tout ce qu’il y a de meilleur ; les Allemands prennent ce qu’ils ont laissé ; puis, s’il reste quelque chose, c’est pour les cochons.


Ceux de nos compatriotes qui ont séjourné en Allemagne ont été tellement frappés de la voracité allemande qu’ils n’ont pas manqué de le consigner dans leurs impressions de voyage. La description suivante, empruntée à Jules Huret, qui, cependant, n’a jamais été suspect d’animosité à l’égard des Allemands, constitue un témoignage qui mérite d’être reproduit :


Bientôt ils mangent. Alors, la terre n’existe plus pour eux.

Le buste très penché en avant, le nez dans leur assiette, la chaise le plus possible éloignée de la table, les coudes écartés, ils mastiquent sans s’arrêter, avec une ardeur grave, sans lever les yeux et sans parler, aussi longtemps qu’il reste quelque chose devant eux. S’ils se trouvent devant une arête ou des os, ils