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docteur edgar bérillon

La main. — Les anthropologistes, trop préoccupés de déceler par l’observation crânienne les signes distinctifs des races, ne paraissent pas avoir accordé à l’examen des membres, et en particulier de la main et du pied, une attention suffisante. Cependant des caractères révélateurs s’y inscrivent en traits assez significatifs.


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Fig. 12. — La panse, allemande : Frédéric 1er, roi de Wurtemberg, sur son lit de parade.

Lorsqu’Ovide, dans l’Art d’aimer, indique à son élève les compliments par lesquels il pourra se concilier les faveurs de celle qu’il aime, il l’engage à ne pas oublier de louer son petit pied et ses doigts effilés :

Nec faciem, nec te pigeat laudare capillos
Nec teretes digitos, exiguem que pedem.

C’est qu’en effet l’élégance des extrémités, aussi bien chez l’homme que chez le cheval, constitue le signe le plus évident de la distinction de la race.

Un très grand nombre d’auteurs ont exprimé l’opinion que la forme de la pensée exerce la plus grande influence sur la forme de la main. Charles Richet, dans sa préface du livre de Vaschide sur la Psychologie de la main, l’exprime avec force :


L’âme se reflète dans la structure de notre être, dans la physionomie, les traits du visage et la configuration des mains. Ce n’est pas un préjugé que d’attacher quelque importance, pour juger le caractère, à l’aspect extérieur de l’être. Pour moi, au risque d’être accusé de puérilité, je me sentirais incapable d’accorder ma confiance à un homme dont les mains seraient tortueuses, dys-harmoniques et grossières.