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Page:Béranger - Chansons anciennes et posthumes.djvu/518

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LE CHEVAL ARABE


Air d’Angéline, ou Air nouveau de M. L. Abadie


Mon beau cheval, oui, je viens de te vendre,
Moi, pauvre et jeune, officier sans crédit,
À ce vieux juif qui va venir te prendre !
Oh ! du destin c’est moi qui suis maudit !
Contre, un peu d’or, hélas ! c’est pour ma mère,
C’est pour mes sœurs que je vais t’échanger.
De mon chagrin si tu pouvais juger,
Tu pleurerais comme un coursier d’Homère.

Mon bel arabe, adieu ! Sans toi, demain,
Ma noble mère irait tendre la main.

bis.