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Page:Béranger - Chansons anciennes et posthumes.djvu/514

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LA PRISONNIÈRE



Platon l’a dit : l’âme est captive
Dans ce corps brut, obscur séjour,
Prison véritable où n’arrive
Que lentement l’éclat du jour.
Cette âme en qui tout est mystère,
Souffrant du froid, souffrant du chaud,
Quand l’édifice sort de terre,
Sommeille au fond d’un noir cachot.