Ouvrir le menu principal

Page:Béranger, oeuvres complètes - tome 2.pdf/23

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LE VENTRU
AUX ÉLECTIONS DE 1819


Air : Faut d’la vertu, pas trop n’en faut (Air noté )


Autour du pot c’est trop tourner,
Messieurs ! l’on m’attend pour dîner.

bis.


Électeurs, j’ai, sans nul mystère,
Fait de bons dîners l’an passé.
On met la table au ministère ;
Renommez-moi, je suis pressé.

Autour du pot c’est trop tourner,
Messieurs ! l’on m’attend pour dîner.

Préfets, que tout nous réussisse,
Et du moins vous conserverez,
Si l’on vous traduit en justice,
Le droit de choisir les jurés.

Autour du pot c’est trop tourner,
Messieurs ! l’on m’attend pour dîner.

Maires, soignez bien mes affaires :
Vous courez aussi des dangers.