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Page:Béranger, oeuvres complètes - tome 2.pdf/172

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        C’est la broche, moi je l’avoue,
        Dont la roue attire mes yeux.
À son doux tic tac un jour les partis
Signeront la paix entre deux rôtis.

        Une montre, admirable ouvrage,
        Des heures décrivant le cours,
        Règle, sans en charmer l’usage,
        Le cercle borné de nos jours ;
        Le tournebroche a l’avantage
        D’embellir des instants trop courts.
À son doux tic tac un jour les partis
Signeront la paix entre deux rôtis.

        Ce meuble, suivant maint vieux conte,
        A manqué seul à l’âge d’or ;
        C’est l’amitié qui, pour son compte,
        Dut en inventer le ressort.
        Vivent ceux que sa main remonte !
        Mais gloire à celui du trésor !
À son doux tic tac un jour les partis
Signeront la paix entre deux rôtis.