Ouvrir le menu principal

Page:Béranger, oeuvres complètes - tome 2.pdf/135

Cette page a été validée par deux contributeurs.



De son arbre civique
Que nous est-il resté ?
Un bâton despotique,
Sceptre sans majesté.
Fi de la liberté !
À bas la liberté !

Interrogeons le Tibre ;
Lui seul a bien goûté
Sueur de peuple libre,
Crasse de papauté.
Fi de la liberté !
À bas la liberté !

Du bon sens qui nous gagne
Quand l’homme est infecté,
Il n’est plus dans son bagne
Qu’un forçat révolté.
Fi de la liberté !
À bas la liberté !

Bons porte-clefs que j’aime,
Geôliers pleins de gaîté,
Par vous au Louvre même
Que ce vœu soit porté :
Fi de la liberté !
À bas la liberté !