Ouvrir le menu principal

Page:Béranger, oeuvres complètes - tome 2.pdf/122

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



        Hélas ! le ciel lui-même
        Avait tissu nos nœuds ;
        Mon bonheur fut extrême…
        Pendant un jour ou deux.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis !
                        Ma femme
                A rendu l’âme.
Eh ! gai, gai, gai, de profundis !
        Qu’elle aille en paradis.

        Quoiqu’il fût impossible
        D’avoir l’air plus malin,
        Elle était trop sensible…
        Si j’en crois mon voisin.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis !
                        Ma femme
                A rendu l’âme.
Eh ! gai, gai, gai, de profundis !
        Qu’elle aille en paradis.

        Non, jamais tourterelle
        N’aima plus tendrement ;
        Comme elle était fidèle…
        À son dernier amant !

Eh ! gai, gai, gai, de profundis !
                        Ma femme
                A rendu l’âme.
Eh ! gai, gai, gai, de profundis !
        Qu’elle aille en paradis.