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5.
Instruction libertine
ou
dialogue entre Charles et Justine.

Premier Dialogue.

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Conformation de l’homme et de la femme.


Justine. – Il faut convenir, mon cher ami, que tu es furieusement libertin, je ne t’en fais pas un reproche, car franchement j’y trouve mon compte, je ne suis pas assez bégueule pour n’en point convenir ; mais tu me parais posséder à fond la science de Vénus, et je ne crois pas qu’il y ait rien qui s’y rattache qui te soit étranger.

Charles. – À dire vrai, je le crois comme toi. Que veux-tu ? Dès mon plus jeune âge, il m’a semblé qu’il n’y avait sur la terre d’autres plaisirs réels que ceux donnés par cette séduisante déesse, surtout quand on pouvait avoir assez d’empire sur soi-même pour n’en point abuser et je n’ai compris d’abus à cet égard que celui d’en prendre au delà de ses forces, ce qui en amène assez promptement