Page:Austen Lady Susan Watson Letters.djvu/34

Cette page n’a pas encore été corrigée


fort triste, pleine[1] des plaintes de sa femme et sa sœur, et des lamentations sur la cruauté de son sort. J’ai fait passer sa lettre pour celle de sa femme, aux Vernon, et quand je lui écris cela doit être sous couvert de vous.

Votre dévouée,
S. Vernon



VI


Mrs Vernon à M. De Courcy
Churchhill.

Eh bien, mon cher Réginald, j’ai vu cette créature dangereuse, et doit vous en donner une description, mais j’espère que vous serez bientôt en mesure de former votre propre jugement. Elle est vraiment excessivement jolie, mais vous pouvez prendre le parti de vous interroger sur les séductions d’une femme plus toute jeune, je dois, pour ma part, déclarer que j’ai rarement vu une femme aussi ravissante que Lady Susan. Elle est délicatement proportionnée, aux beaux yeux gris et longs cils noirs, et de son apparence on ne lui donne pas plus de vingt-cinq, bien qu’elle doit en réalité être de dix ans plus âgée. Je n’étais certainement pas disposée à l’admirer, même si j’ai toujours entendu dire qu’elle était belle, mais je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle possède une rare combinaison de symétrie, d’éclat et de grâce. Son attitude envers moi était si douce, franche,

  1. emplie