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PRÉFACE


“Les Watson” est le nom donné par ceux qui le publièrent, à un fragment écrit par Jane Austen, lorsqu’elle vivait à Bath. C’est écrit dans le style de la maturité de l’écrivain et non celui d’une composition de jeune fille. Il est superficiel[1] et incomplet, mais plein de promesses[2], et c’est un regret que l’auteur ne l’ait pas fini. La raison qui l’a conduite à l’abandonner[3] n’est pas connue[4] ; il a été probablement interrompu par la pression des engagements sociaux et l’intérêt en a été perdu une fois le fil rompu.

Son neveu pense[5] qu’elle s’est rendu compte de l’erreur d’avoir placé son héroïne trop bas dans l’échelle sociale, dans une telle position de pauvreté et d’obscurité qui, bien que pas nécessairement liée à la vulgarité, a une triste tendance à s’y abaisser[6], et, par conséquent, comme un chanteur qui a commencé sur une mauvaise note[7], elle a interrompu le mouvement[8]. Jane Austen était "comme il faut"[9] dans le sens du mot en son temps[10], et pas dans le sens évident du mot à l’heure actuelle. Mais les Watson sont de la gentry : ils vont au

  1. pas détaillé/complexe/fouillé/très élaboré
  2. fort-très prometteur
  3. mettre de côté
  4. Pourquoi l’a-t-elle mis de côté, on ne le sait pas / On ne sait pas pourquoi elle l’a laissé de côté
  5. exprime l’avis
  6. a y tendre
  7. gamme/tonalité
  8. la mesure
  9. genteel : plus que comme il faut, geentel se réfère à la gentry, petit aristocratie de l’angleterre. Jane était aristocratique et non pas maniérée, affectée sens plus actuel de genteel
  10. l’acception du mot à son époque