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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/9

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vînt d’une félicité réelle ; c’était, au contraire, parce qu’elle se sentait moins heureuse qu’elle ne s’était attendue à l’être. Elle riait d’avoir été trompée dans ses espérances ; et quoiqu’elle lui tînt compte de ses attentions, et les crût bien placées, soit comme marques d’amitié, de passion, ou d’amusement, cela ne faisait aucune impression sur son cœur. Elle ne le regardait que comme un ami.

« Que je vous suis obligé, s’écria-t-il, de m’avoir dit de venir aujourd’hui. Sans vous je perdais le plaisir d’être de cette partie. Mon intention était de m’en retourner sur-le-champ. »

« Oui, vous étiez de très-mauvaise humeur ; j’en ignore la cause, à moins que ce ne fût parce que vous étiez arrivé trop tard pour cueillir des fraises. Je vous ai traité avec plus de bonté que vous ne le méritiez. Mais vous vous