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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/61

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de madame Churchill furent très-réservés.

On reçut à Randalls de courtes lettres de Frank, sur leur santé et les projets qu’ils formaient. M. Churchill allait mieux qu’on n’avait osé l’espérer ; leur première destination, lorsque le convoi partirait pour le comté d’York, était d’aller à Windsor, chez un ami intime de M. Churchill, à qui, depuis dix ans, il promettait une visite. À présent il n’y avait rien à faire pour Henriette ; des souhaits pour l’avenir, c’était tout ce qu’Emma pouvait être en état de faire pour elle.

Il était plus pressant de s’occuper de Jeanne Fairfax, dont les espérances s’évanouissaient, tandis que celles d’Henriette paraissaient devoir s’accomplir. Les engagemens de Jeanne ne souffraient aucun délai pour ceux qui voulaient lui donner des marques d’a-