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prévit rien que de bon. À présent un attachement pour Henriette ne pouvait trouver d’obstacle. M. Churchill, délivré de sa femme, ne pouvait nuire à personne : c’était un brave homme, doux, aisé à conduire, et à qui son neveu ferait faire tout ce qu’il voudrait. Tout ce qui lui restait à désirer, c’était qu’il formât cet attachement, qui, malgré toute sa bonne volonté, ne lui paraissait pas encore bien assuré. »

Henriette se conduisit parfaitement bien, suivant Emma, dans cette occasion, elle fut maîtresse d’elle-même : quelques espérances qu’elle conçût, elle ne se trahit point. Emma se réjouit beaucoup de voir que son caractère acquérait de la force, et évita de parler de choses qui eussent pu retarder les progrès qu’elle faisait. En conséquence, leurs discours sur la mort