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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/49

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qu’en conséquence, il avait envoyé chercher une chaise de poste, parce que son cheval était malade. Il était parti.

Dans tout cela il n’y avait rien de bien intéressant : Emma n’y fit attention que par le rapport qu’il y avait entre ce récit et ce qui se passait dans son esprit. C’était le contraste de l’importance de madame Churchill avec la nullité de mademoiselle Fairfax ; l’une était tout dans ce monde, et l’autre rien. Elle infléchissait sur la destinée des femmes ; ses yeux étaient fixés sans rien voir, jusqu’à ce qu’elle fût tirée de cet état par mademoiselle Bates, qui lui dit :

« Je vois ce que c’est, vous pensez au piano. Qu’en fera-t-on ? Vous avez raison. Il n’y a qu’un instant que Jeanne en parlait. Nous devons nous séparer. Vous êtes inutile ici. Qu’il y reste cependant jusqu’à ce que le colonel