Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/296

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


de peine. Il commença à croire que ce mariage devait arriver, qu’il ne pourrait l’empêcher : cette situation d’esprit était assez consolante pour les jeunes gens ; cependant il était loin d’être à son aise ; il parut même empirer, de manière que la pauvre Emma fut prête à perdre courage. Il lui était impossible de le voir souffrir, de se voir soupçonnée de négliger les moyens de lui rendre le bonheur et la tranquillité.

Quoiqu’elle fût parfaitement de l’avis des MM. Knightley, que le mariage une fois fait, le mal-aise qu’éprouvait son père cesserait de lui-même, elle hésitait ; elle refusa de passer outre.

Tandis que les choses étaient ainsi en suspens, ils furent aidés non par un heureux changement dans les idées de M. Woodhouse en leur faveur, ou une amélioration de sa maladie ner-