Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/280

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


licités, que le déguisement dont elle avait été forcée d’user envers M. Knightley, allait cesser. Plus de mystère, plus de discours équivoques ; elle se faisait un vrai plaisir de remplir un devoir sacré, celui de lui ouvrir son cœur sans réserve.

Au comble du bonheur, elle monta en voiture avec son père, qu’elle n’écouta pas toujours, mais aux discours duquel il applaudissait de la voix et du geste, surtout pour lui faire compliment de l’idée qu’il avait que la pauvre madame Weston trouverait mauvais qu’il n’allât pas la voir tous les jours.

Ils arrivèrent à Randalls. Madame Weston était seule. Mais à peine avait-on parlé de l’enfant, et M. Woodhouse reçu les remercîmens qu’il attendait, qu’on vit deux figures à travers les jalousies.

« C’est Frank et mademoiselle Fair-