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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/278

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des connaissances, qu’elle a de bons principes, et qu’enfin elle ferait son bonheur des occupations d’une vie domestique et privée. Je suis persuadé qu’elle vous a obligation d’une grande partie de ces bonnes qualités. »

« À moi ! s’écria Emma, secouant la tête. Ah ! pauvre Henriette ! »

Leur conversation fut interrompue peu après par l’arrivée de M. Woodhouse. Emma en fut charmée ; elle avait besoin d’être seule.

Ses esprits étaient exaltés à un tel point, qu’elle était presque hors d’elle-même. Elle aurait eu envie de sauter, de danser, de chanter ; et ce ne fut qu’après avoir fait un peu d’exercice, qu’elle eut un peu ri et réfléchi, quelle devint peu à peu raisonnable.

Son père venait lui annoncer que le pauvre Jacques allait préparer les chevaux pour les conduire comme de cou-