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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/260

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jours été une pierre d’achoppement, plus à ses yeux à la vérité qu’à ceux de M. Weston, qui cependant n’avait jamais pu décider l’affaire qu’en disant : « Cela ira de soi-même : les jeunes gens trouveront les moyens nécessaires pour contenter tout le monde. » Mais ici, il n’y avait aucun embarras ni présent, ni à venir. Tout était bien, tout était prévu pour le mieux. Aucun sacrifice, qui valût la peine qu’on en parlât. Jamais union ne pouvait promettre plus de félicité sans aucune raison apparente de la différer.

Madame Weston, tenant son enfant sur ses genoux, était la femme la plus heureuse du monde en faisant ces réflexions. Si quelque chose pouvait augmenter son bonheur, c’était l’espoir que la petite aurait bientôt la tête trop grosse pour ses bonnets.

La nouvelle de ce mariage surprit