Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/256

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


tans de la maison pour son bien-être. Elle était sûre que son cher papa s’estimerait très-heureux d’avoir monsieur Knightley toujours sous la main, lorsqu’il y serait accoutumé.

N’aimait-il pas beaucoup monsieur Knightley ? Elle en était bien sûre ; qui consultait-il de préférence, sur ses affaires, sinon M. Knightley ? Qui pouvait lui être plus utile que lui, pour écrire ses lettres, ou pour lui offrir ses services ? Qui était plus attentif que lui, si gracieux et si attaché que lui ? Ne serait-il pas bien aise de l’avoir à tout moment à sa disposition ? Certainement, c’était très-vrai, M. Knightley ne pouvait pas venir trop souvent, il était bien charmé de le voir à tous momens ; mais dans leur état présent, il venait tous les jours. Pourquoi ne continueraient-ils pas à vivre comme à l’ordinaire ?