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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/225

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madame Elton la reçut d’une manière gracieuse, elle espéra que tout irait bien.

Emma crut pénétrer les pensées de madame Elton, et attribua l’enjouement de cette précieuse, au plaisir qu’elle ressentait d’être dans la confidence de mademoiselle Fairfax, et à la satisfaction de s’imaginer savoir des secrets qu’on cacherait avec soin aux autres. Elle vit des symptômes de ces sentimens sur sa figure ; car en faisant ses complimens à madame Bates, et semblant attentive à écouter les réponses de la bonne vieille dame, elle la vit serrer avec une espèce de parade mystérieuse, une lettre qu’elle lisait apparemment tout haut à mademoiselle Fairfax, et la déposer dans un beau ridicule pourpre et or qui pendait à son côté. Elle dit ensuite, faisant un signe de tête en même temps :