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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/206

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jugé à propos. Il est beau à vous de ne rien dire sur cet endroit de sa lettre. Vous aviez bien raison. »

Lorsqu’il parvint à l’article qui concernait mademoiselle Woodhouse, il le lut tout haut en entier. De temps en temps il souriait, la regardait, faisait un signe de tête, un mot ou deux pour approuver ou pour condamner ; il conclut par dire très-sérieusement :

« C’est très-mauvais, quoiqu’il eût pu arriver pis encore. C’était jouer à un jeu très-dangereux. Il comptait trop sur l’événement pour être absous. Il n’avait aucun droit de prononcer sur la conduite qu’il a tenue envers vous. Toujours guidé par ses désirs, il rapportait tout à lui-même. Il s’imaginait que vous aviez découvert son secret. Très-naturel. Son esprit était si plein d’intrigues, qu’il en supposait également aux autres. Des mystères, des