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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/189

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m’eût jamais permis de lui faire ce présent. Je ne puis, ma chère dame, rendre assez de justice à mademoiselle Fairfax pour son extrême délicatesse pendant tout le temps de notre engagement. J’espère que dans peu vous la connaîtrez parfaitement. Il m’est de toute impossibilité de vous dépeindre ce qu’elle est. C’est à elle que vous devez vous adresser. Ce n’est pas par ce qu’elle vous dira, que vous pouvez espérer de parvenir à ce but. Non, il n’a jamais existé de créature au monde qui cache son mérite avec plus de soin qu’elle. Elle prend autant de peine à voiler ses bonnes qualités, que d’autres en prennent à exposer leurs défauts. Depuis que j’ai commencé cette lettre, que je ne croyais pas devoir être si longue, j’ai eu de ses nouvelles : elle me dit que sa santé est rétablie ; mais comme elle ne se plaint jamais, je ne puis pas trop