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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/172

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domestique dans la maison de son frère, sa belle-sœur y jouait un trop beau rôle, Isabelle ressemblait trop à Emma, (l’infériorité de ses talens ne faisait que mieux ressortir la supériorité de sa sœur) pour qu’il eût espéré de réussir dans son projet, quand bien même il y fût resté plus long-temps. Il avait eu néanmoins le courage d’y demeurer jusqu’à ce même jour où la poste lui apprit l’histoire de mademoiselle Fairfax. Alors la joie s’empara de son cœur, il n’avait jamais cru Frank digne d’Emma, il sentit qu’il l’aimait passionnément, et ne put rester plus long-temps à Londres. Malgré la pluie il monta à cheval, et immédiatement après son dîner, se rendit à Hartfield, pour voir comment la plus douce, la meilleure des créatures, la plus accomplie malgré ses défauts, supporterait cette découverte.