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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/170

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de ce qu’il avait entendu, et celui de ses sentimens.

L’agréable assurance de son indifférence pour Frank Churchill, la certitude que son cœur était libre lui avait donné l’espérance qu’avec le temps il pourrait parvenir à mériter ses affections. Il ne s’en flattait pas pour le moment présent. Il ne désirait, lorsque sa passion l’avait emporté sur son jugement, que de s’assurer si elle lui permettrait ou non, de faire tous ses efforts pour lui plaire. Il avait été enchanté de voir augmenter ses espérances d’un moment à l’autre. Il était déjà en possession de l’attachement qu’il demandait la permission de solliciter ! Dans une demi-heure, de l’état le plus misérable, il passait à celui du parfait bonheur. Le même changement s’était opéré en elle. Cette même demi-heure leur avait donné l’assu-